En 2050, la Loire pourrait monter de 38 cm à 76 cm

Il y a un an déjà, le journal Reporterre alertait sur les risques de submersion et de manque d’eau des Pays de Loire en 2050, soulignant que la région allait devoir revoir l’aménagement du territoire et ses modèles agricoles et industriels.

« Sur les abords des cours d’eau, les agglomérations de Nantes, d’Angers, du Mans et de Redon seront quant à elles menacées par les crues. Ainsi, la Loire et ses affluents, la Sèvre et l’Erdre, pourraient déborder » lit-on dans cet article qui ajoute que « si le marégraphe de Saint-Nazaire a déjà enregistré une hausse du niveau de la mer de 10 centimètres depuis 1980, le niveau pourrait grimper de 38 à 76 cm de plus par rapport à 2005 » !!

Inquiétant quand on sait où est prévu le méthaniseur de Saint-Herblain.

C’est pourquoi nous avions écrit le 28 août, à Renan Dantec, vice-président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable et membre du groupe Ecologiste-Solidarité et Territoires.

Nous avions également écrit :

  • le 10 juin, à l’Agence régionale de la santé des Pays de Loire ;
  • Le 22 avril, au préfet des Pays de Loire : une seconde lettre recommandée pour demander un rendez-vous ;
  • le 11 mars, au préfet des Pays de Loire, une première lettre recommandée (avec copies à Ch. Morançais, présidente de la région des pays de Loire – Ch. Béchu, ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires – B. Couillard, secrétaire d’état auprès du même ministère – A. Pannier-Runacher, ministre de la transition énergétique – J. Rolland, A. Berthelot et B. Affilé, respectivement maires de Nantes, Indre et Saint Herblain)

Ces lettres étant toutes restées sans réponse, nos élus/élues seraient-ils sourds ou absents ?

Alors que le Sage Loire estuaire vient  de donner une nouvelle fois un avis défavorable au projet pour cause de zone inondable (voir article précédent), ne reste plus que l’avis du Coderst (mais qui n’est que consultatif).

Quelle décision prendra alors le préfet ???

Réponse dans un mois, mais il y a tout à craindre…

 

 

Le permis de construire du méthaniseur est déjà signé !!!

Quel ne fut pas notre étonnement hier matin de constater que le permis de construire du méthaniseur de Saint Herblain, signé du préfet, est affiché depuis le 4 août 2023 sur le site du camp de roms.
 
Pourtant, nous avons confirmation du Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (Coderst)  que ce dossier est à l’ordre du jour de leur prochaine cession d’octobre.
 
Nous avons également appris que le Sage (Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau) devait donner un nouvel avis d’ici fin août.
 
Alors, dans ces conditions, comment le préfet peut-il signer un permis de construire ???
 
Ce dossier ne serait-il pas déjà réglé ?
Quoi que nous fassions, un méthaniseur sera-t-il construit quai Emile Cormerais dans ce secteur en zone Seveso inondable et si près de la Loire ?
« Le permis de construire ne pourra être mis en oeuvre qu’une fois toutes autorisations délivrées, y compris sur le volet environnemental »  rappelle aujourd’hui le journal Ouest France.
 
Mais, peut-on encore avoir confiance quand on voit le peu de cas fait des résultats de l’enquête publique qui a recensé 163 avis défavorables sur les 171 collectés,
 notre pétition contre ce méthaniseur ayant elle même récolté près de 800 signatures d’opposants.

Ouest France 8/08/2023

La députée Ségolène Amiot opposée au projet de méthaniseur à Saint Herblain

Fin avril, la députée de la 3e circonscription de Loire-Atlantique, Mme Ségolène Amiot, avait accepté de venir à notre rencontre pour échanger autour du dossier du méthaniseur de Saint Herblain. Cette soirée conviviale avait permis à notre équipe de lui faire part de nos inquiétudes concernant le futur emplacement de l’usine et les risques qui en découleront aussi bien pour l’environnement que la population.

Et nos avis ont bien été entendus puisque celle-ci vient de se déterminer clairement dans un communiqué envoyé à la presse  « contre ce projet dans sa forme actuelle, qui met à mal la démocratie et en péril l’environnement ».

Encore un pavé dans la cour des décideurs ; espérons, une fois encore, que ceux-ci en tiendront compte.

Le communiqué de presse de Mme Amiot ici

 

PAS DE VACANCES POUR LE MÉTHANISEUR

Selon des sources bien informées, le dossier du méthaniseur herblinois, toujours en attente de la décision préfectorale, devrait être mis à l’ordre du jour de la commission du Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST ) prévue en septembre. Simplement consultative, cette commission départementale donnera son avis au préfet, qui prendra ensuite sa décision en conséquence.

Donc, rien n’étant encore décidé pour le moment, nous devons rester vigilants.

 

 

Nous rappelons que ce panneau de bois et un sticker sont à la disposition de chaque adhérent gracieusement, il suffit d’en faire la demande par mail à l’adresse suivante : contact@adrhindre.fr

Pour les personnes intéressées (et non adhérentes) nous les tenons à disposition au prix de 10 € le panneau et 0,50 € le sticker.

Cependant, certains nous ayant fait part de leur souhait d’en imprimer eux-mêmes, il est possible également de les télécharger en cliquant sur les liens suivants :

Panneau NON AU METHANISEUR

Sticker ASSO ADRHI INDRE

Bulletin d’adhésion

 

Méthaniseur : une étude détaillée, par des habitants

Ils ont travaillé sur le méthaniseur à l’occasion de la récente enquête publique,  un groupe d’habitants d’Indre et de Saint-Herblain vient de nous faire suivre son avis qui a été adressé au commissaire enquêteur sous le n° 170. Très documenté, et assorti de  nombreux dessins inédits,  ce dossier détaille précisément pourquoi ce groupe a donné un avis défavorable à la  construction de ce méthaniseur à cet endroit.

A voir ci-après :

Méthaniseur des BORDS DE LOIRE St Herblain AVIS Collégial N°170 (1)

La préfecture nous a fermé ses portes !

Devant les grilles fermées de la préfecture, la moutarde nous est sérieusement montée au nez

Incroyable !

Alors que nous voulions simplement remettre en main propre à la préfecture notre pétition contre l’installation d’un méthaniseur à Saint Herblain, au grand ébahissement de notre groupe, nous avons vu les grilles et portes blindées de la préfecture se fermer les unes après les autres sous notre nez, à partir du moment où nous avons annoncé notre intention de rentrer (à deux …) remettre notre dossier de signatures au préfet ou à l’un de ses représentants.

Pourtant, cela faisait près d’une 1/2 h que nous patientions tranquillement sur les marches, le long du quai Ceineray mais, lorsque nous avons voulu rentrer, on nous a informés qu’Il fallait se rendre place Roger Salengro. Et de fermer ensuite grilles et portes blindées, à notre grand étonnement.

Nous l’avons fait sans poser de questions mais, là encore, quel ne fut pas notre ahurissement de voir les grilles de la rue Maurice Duval, se fermer les unes après les autres à notre approche.

Face à l’entrée sud de la préfecture, il fallut bien se rendre à l’évidence, on ne voulait pas nous recevoir et même le planton de service, a refusé de sortir de son bureau. Puis nous avons vu arriver des policiers, suspicieux… Devant les grilles fermées et un tel blocage, la moutarde commençait sérieusement à nous monter au nez mais nous n’avions pas d’autre choix que de tergiverser… et tergiverser encore.

Finalement nous avons pu remettre le dossier de la pétition  à une personne (qui s’est présentée comme la secrétaire du préfet), passée de notre côté des grilles. Espérons au moins que celui-ci en sera informé.

Vous avez dit démocratie ?

 

Venez remettre la pétition contre le méthaniseur en préfecture le 20 juin 2023

Vous avez été nombreux à participer à l’enquête publique et plus de 700 personnes à signer la pétition en cours contre l’installation d’un méthaniseur, quai Emile Cormerais à Saint Herblain.

L’enquête publique terminée, quand sera connu l’avis du commissaire enquêteur (en principe, cette fin de semaine), ce sera au préfet de décider si oui, ou non, une usine de méthanisation verra le jour si près de la Loire et des habitations.

Notre association ayant adressé le 22 avril 2023 une demande de rendez-vous au préfet par lettre recommandée, lettre restée sans aucune réponse, nous allons tenter de nous faire entendre une nouvelle fois des autorités compétentes.

Le mardi 20 juin à 11 h,

nous vous invitons donc tous, adhérents et sympathisants, signataires de la pétition ou pas, à venir nous rejoindre à la Préfecture de Loire Atlantique pour remise de la pétition à son destinataire.

(Rendez-vous à 10 h 45 devant la préfecture, 6 quai Ceineray à Nantes)

Dans l’immédiat, il est encore temps de signer ou de faire signer cette pétition dont voici le lien : ici

Nous avons encore une semaine : n’hésitez pas à le faire savoir autour de vous.

Le méthane, un gaz extrêmement nocif à court terme

 

Carburant moins émissif en CO², recyclage, avec une propulsion au gaz naturel liquéfié (GNL), les chantiers de Saint-Nazaire viennent de sortir un nouveau paquebot dit « propre » apprend-t-on dans le journal Ouest France du 31 mai 2023.

Tout est bien donc, sauf que le paragraphe suivant nous interpelle :

« Le GNL est la première étape de la décarbonisation et un vrai progrès dans la réduction d’émission d’oxydes d’azote et de soufre, mais c’est loin d’être la panacée car le GNL dégage du méthane. Et le méthane est un gaz 80 fois plus nocif, à court terme, pour le climat. Une tonne de méthane dans l’atmosphère, c’est 80 tonnes de C0² »

Même chose pour le CNVMch (Collectif national vigilance méthanisation), qui souligne de son côté :

  « La méthanisation permet de diminuer les émissions de gaz carbonique dus à la combustion des carburants fossiles. Mais le méthane est un gaz dont l’effet de serre est 25 fois supérieur à celui du gaz carbonique. Ainsi, seulement 4% de fuite de méthane suffisent pour que la méthanisation ait un impact sur l’effet de serre plus fort que l’utilisation des carburants fossiles ». 

Sachant qu’une usine de méthanisation comporte de nombreuses liaisons mécaniques susceptibles de fuir (défauts d’étanchéité des cuves de méthanisation, des bâches, des valves, des broyeurs, des connectiques mécaniques aux différents éléments, des zones de chargement-déchargement …), la  méthanisation serait-elle vraiment une bonne chose pour la planète ?

Et pour nous ???

Réfléchissez !

 

 

Haute Indre, à l’ouest on dépollue, à l’est on remet ça

On l’a appris par le journal Presse Océan du 27 mai 2023 et on s’en était bien rendu compte sur place, plus de 15 ans après la fermerure de l’ex usine Soferti située entre la Haute et la Basse Indre, la dépollution du site vient de commencer. Cependant, celle-ci ne sera pas totale puisqu’elle vise seulement à rétablir « des niveaux de concentration résiduelle acceptable »  lit-on dans ce journal . Mais c’est déjà ça et nos élus et la métropole sont bien contents, paraît-il. Les Indrais aussi d’ailleurs qui verront peut-être enfin un jour la disparition de cette friche industrielle, un secteur particulièrement « riant » ayant accueilli, entre autre, pendant des années, un camp de roms.

Et on se rassure encore en lisant dans ce même journal que notre maire « ne souhaite plus accueillir d’industries lourdes » à cet endroit. C’est une chance.

Mais quel dommage qu’il n’ait pas jugé utile (ou prudent ?) de se déterminer ainsi concernant l’usine de méthanisation prévue sous nos fenêtres.

De l’autre côté de Haute Indre.

A l’est.

A Saint Herblain.

Pétition contre la construction d’un méthaniseur, quai Emile Cormerais à Saint Herblain LIEN ICI

 

 

Méthaniseur : avis défavorable de la mairie de Couëron

Nous l’avons écrit précédemment, les communes concernées par l’épandage du digestat du méthaniseur de Saint Herblain s’inquiètent, commencent à bouger et à manifester leur opposition. 

Engagée dans « la protection de ses terres de marais et des ses terres agricoles bocagères », la commune de Couëron n’échappe pas à la règle et l’a fait savoir à l’occasion de l’enquête publique qui vient de se terminer (lettre ici) , l’exploitation agricole concernée par cet épandage étant située en bordure du marais Audubon et en zone Natura 2000.

Vous aviez encore un doute sur la nocivité des boues du digestat ???